Hanoï, une étape dans la capitale vietnamienne avant la suite de nos aventures.

par

dans

,

Vendredi matin, nous avons quitté notre hôtel d’Osaka à 6h, pour prendre notre vol vers Hanoï. J’avais une petite pointe d’appréhension : en effet, impossible de nous enregistrer en ligne. Un message m’indiquait que la réservation était annulée…et puisque je m’y été prise en pleine nuit, quelques heures seulement avant le départ, inutile de tenter de joindre quelqu’un pour m’assurer que nous avions une place sur le vol.

Nous sommes arrivés les premiers à l’enregistrement, et il s’agissait en fait d’une erreur sur l’orthographe de mon nom dans la réservation (non non….pas de mon fait….je ne suis pas blonde à ce point 😜). Il a fallu du temps pour trouver et rectifier l’erreur….mais aussi justifier que nous n’ayons pas de preuve de date de sortie du Vietnam, puisque notre prochain vol sera celui qui marquera la fin du voyage, à savoir Bangkok/ Saint Denis les 13 décembre.

Nous avons finalement pu embarquer, et je dois avouer que le vol n’a pas été de tout repos, ponctué de turbulences incessantes. Impossible également de boire ou manger quoi que ce soit….rien n’est compris dans le prix du vol, et les CB ne sont pas acceptées. Inutile de préciser qu’à cet instant, je n’ai évidemment pas encore pu retirer de devises vietnamiennes. 5 heures plus tard, assoiffés et avec l’estomac qui commence à se manifester, nous atterrissons à Hanoï…. où nous avons la surprise de découvrir une queue absolument gigantesque pour le passage des formalités d’immigration. Nous attendons….attendons encore, puis attendons un peu plus….au total plus d’une heure d’attente, durant laquelle la compagnie de taxi réservée pour notre trajet vers l’hôtel me dit régulièrement que le chauffeur ne peut plus nous attendre plus. Une fois ces formalités passées, on pensait au moins ne plus attendre nos bagages, vu le temps écoulé depuis l’atterrissage. Erreur, le Vietnam aime visiblement plaisanter et mettre à l’épreuve la patience des arrivants !

Bref, nous avons tout de même pu rejoindre notre logement en milieu d’après-midi, et partir à la recherche de quelque chose à boire et à manger (2 heures de décalage avec le Japon….il est 16h30 ici, 18h30 heure du Japon, et on a rien avalé ni bu depuis notre petit dej à l’aéroport à 7h le matin…)

En quelques heures de vol, nous avons franchi un fossé énorme. Nous avons quitté un pays où tout est très rythmé et organisé pour arriver dans une capitale grouillante et débordante de bruits, de circulation, de vie. Un joyeux bazar comme savent le faire les grandes villes asiatiques, où se côtoient des boutiques plutôt chics, des restaurants de rue et des vendeurs ambulants, des voitures luxueuses, des scooters et des cyclo-pousse.

Les drapeaux du pays sont partout, les casquettes de l’armée aussi. À côté, nombre de boutiques de vêtements de sport à des prix dérisoires, leur production étant localisée au Vietnam, et des magasins de jouets à tous les coins de rue. Au milieu, des cafés en quantité. Le Vietnam est l’un des plus gros producteurs de café au monde, et le breuvage est roi ici!

J’avoue aimer la dynamique et l’énergie folle qui transpire dans cette ville. Néanmoins , quelques jours suffiront, je sature vite dans les environnements bruyants! Pour Maël, l’adaptation est un peu moins évidente. Il supporte mal la circulation monstrueuse, la difficulté à marcher dans les rues, où il faut se faufiler entre les scooters garés qui monopolisent les trottoirs, les tables de restaurant, les étales des boutiques, et bien sûr les véhicules en circulation qui sont prêts à vous écraser plutôt que de devoir freiner. La chaleur humide est aussi un brin assommante, après des températures plutôt douces au Japon et une chaleur sèche en Indonésie. Mais petit à petit le charme semble tout de même opérer.

Maël s’essaie au manège version vietnamienne: des petits véhicules électriques (dont certains, comme celui qu’il a choisi, sont extrêmement rapides), qui circulent dans les quelques rues piétonnes autour du lac Hoan Kiem.

Nous faisons d’ailleurs le tour à pied de ce lac, dont les berges sont entièrement piétonnes. C’est en effet un bonheur de pouvoir marcher sans slalomer entre les obstacles, et sans éviter de se faire percuter à chaque instant.

On s’offre également un massage dans un lieu tout à fait particulier, le Tara Spa. Les masseurs sont ici tous malvoyants ou non-voyants. Le plaisir n’en a été que multiplié. Car nous seulement, on sait qu’on contribue à favoriser l’autonomie de personnes qui, dans des pays comme le Vietnam, se retrouvent souvent fort en difficulté. Mais en plus, se faire masser par une personne non voyante, en ce qui me concerne, enlève ce qu’il peut y avoir de gène à se retrouver presque nu devant un inconnu, aussi professionnel soit-il. On choisit un massage d’une heure qui nous fera le plus grand bien, pour moins de 14€ chacun. J’avoue que mon dos et mes épaules ont quelque peu souffert ces derniers temps avec le poids des sacs, ce massage a donc été plus que bienvenu.

Nous avons fini notre seconde journée par un dîner dans la « Train Street », la fameuse rue très étroite, bordée de bars et restaurants, au milieu de laquelle passent des trains à quelques centimètres des tables. L’animation grandit petit à petit, les gens se promènent sur les rails (et Maël ne s’est bien sûr pas fait prier), jusqu’au moment où retentissent les sifflets. Tout s’agite. Les restaurateurs prient les clients de se décaler, reculent les tables, les vendeurs ambulants quittent les rails, et dans un vacarme assourdissant, on entend le train sonner son arrivée. Il approche, passe, doucement, et presque silencieusement. Plus personne ne parle, on vit le spectacle. Et après 2 minutes, le spectacle est fini. L’agitation reprend. Le restaurateur applaudit « c’est bien, pas d’accident encore aujourd’hui », et chacun reprend sa table, sa place. Les rails sont à nouveau envahis de touristes et de vendeurs, la musique reprend, la vie avec! Un moment assez singulier, pas tant pour le passage du train en lui-même que pour l’observation de toute cette agitation qui l’entoure. 


Une réponse à « Hanoï, une étape dans la capitale vietnamienne avant la suite de nos aventures. »

  1. Avatar de tinoudel
    tinoudel

    ah… bah voilà que j’ai de nouveau la possibilité de mettre un commentaire 😆! Superbes photos, j’aime vos selfies qui vous montrent tout en complicité, vous êtes beaux comme des cœurs 💕. Sacrée galère qd meme pour arriver, la patience et l’estomac de Maël ont du etre mis a rude épreuve et j’imagine quil grandir bcp de ce voyage!! Incroyable cette rue-chemin de fer!!!

    J’aime

Laisser un commentaire