Et voilà, cela fait maintenant 2 mois que nous avons démarré notre voyage. J’ai l’impression que c’était hier que j’écrivais un article sur notre premier mois … Nous avons donc désormais réalisé plus de la moitié de notre périple, et, s’il nous reste encore du temps, ma préparation des étapes à venir prend désormais en compte l’échéance de notre vol retour.
C’est l’occasion de faire 2 bilans: celui du Cambodge, et celui du mois écoulé.
- Le Cambodge: nous y avons passé un peu moins de 3 semaines… Et comme à chaque fois, ce fut bien trop court à mon goût. J’ai trouvé la population cambodgienne souriante et accueillante, et, même si l’anglais reste peu maîtrisé, on ressent une profonde envie d’échange et de communication. Le Cambodge est un pays qui regorge de trésors culturels, et, dans le cadre d’un voyage non organisé, tout y est plutôt facile (comme dans le reste des pays visités d’ailleurs). J’ai un avis plutôt mitigé sur la nourriture… Je n’ai pas testé les spécialités culinaires type oeufs de canard fécondés, mygales frites ou brochettes de cafards, ma soif de découverte a des limites 🫣 j’ai par contre pu assez facilement trouver des options végétariennes, et les fruits, frais ou secs, regorgent dans les nombreux étals. Par contre, j’ai trouvé la cuisine plutôt grasse dans l’ensemble, et donc parfois difficile à digérer. En 3 semaines, dont plusieurs jours de pause lorsque les enfants étaient malades, nous n’avons exploré qu’une infime partie du pays. Et si l’occasion m’était donnée de revenir, ça serait avec un immense plaisir. Je crois avoir fait ici les rencontres les plus sincères que nous ayons faites depuis le début du voyage, notamment au Lazy Mango Homestay à Battambang, et au Green Jungle Trekking Tour à Banlung.



- 2 mois de voyage, le bilan: ces 2 mois sont passés à une allure incroyable, et lorsque je commence à imaginer le retour, je commence à avoir une certaine appréhension (ouf…. La joie de revoir famille et amis bientôt me met en joie). J’ai déjà fait un article récemment sur les rapports que le voyage crée entre Maël et moi, et ne reviendrai donc pas dessus maintenant. Nous avons eu peu de déconvenues jusqu’à présent, mais lorsque c’est arrivé, je l’ai parfois pris avec la plus grande acceptation, parfois avec plus d’impatience et de stress… Le trajet siem reap/ banlung par exemple a été assez éprouvant, et les larmes se sont invitées. On vit toujours sans difficulté l’absence de confort (ok, j’avoue qu’après le trek dont nous sommes revenus trempés, avec des températures qui baissent, nous avons demandé à faire chauffer un peu d’eau dans une bouilloire, afin de la mélanger à l’eau froide et prendre une douche tiède….). En ce qui me concerne, ce voyage est l’occasion, et c’était d’ailleurs l’un des objectifs initiaux, de faire le point sur ce que je souhaite pour ma vie future. Et je commence, pour mon plus grand plaisir, à y voir plus clair. Lorsque j’ai démarré mes études de travailleur social, c’était avec une profonde conviction, qui, je l’avoue, a été mise à mal par les politiques et les financements dont dépendent les institutions et les associations. Avant ce voyage, j’avais donc envie d’abandonner, épuisée de donner tant d’énergie dans mon activité professionnelle…. Mais ce voyage me fait réaliser à quel point l’engagement, le sens, les valeurs sont essentiels à mon quotidien. Outre une demande d’inscription à une formation pour l’accompagnement d’enfants souffrants de TDAH, j’ai également déposé une candidature auprès de sea shepherd pour peut-être un jour contribuer concrètement à la sauvegarde des océans, et je reviens à la volonté que j’avais étant jeune adulte de m’engager un jour dans l’humanitaire. Les projets et les envies fusent donc, et plus le temps passe, plus j’ai confiance en la vie pour me permettre de trouver le chemin le plus juste pour moi. Je terminerai par cette phrase de Jane Goodall, dont le décès ce mois-ci m’a émue… » Ce que vous faites fait la différence, et vous devez décider quelle différence vous voulez faire »
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